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#PC3. Développer la plus importante des compétences

Ladies and Gentlemen,

Bienvenue dans ce #PC3 qui va réveiller dans votre poitrail un instinct guerrier issu des profondeurs de la terre.

Ce sera la clef pour vous ouvrir les portes d’une aube nouvelle. Mysticisme activé !

L’objectif de cet article, c’est de vous permettre de développer la plus importante des compétences, celle qui va vous permettre de façonner votre existence à votre convenance : le courage.

Cette capacité joue un rôle capital dans la manière dont votre vie va se dérouler. Et je pèse mes mots.

Dans un premier temps, je vais vous donner une petite définition de ce qu’est le courage. Pour qu’on parle bien de la même chose…

Ensuite, nous verrons le seul moyen de développer votre courage.

Et pour finir, vous pourrez vous confronter aux exercices les plus effrayants que vous puissiez imaginer. Mwhahaha !

Go !

 

Qu’est-ce que le courage ?

Déjà, le courage, ce n’est pas seulement braver le danger en te jetant sans crainte dans un immeuble en flammes pour sauver un bébé d’une fin aussi tragique que douloureuse.

Le courage, tu y es confronté(e) tous les jours.

Le courage, c’est agir de la manière dont tu le désirerais quand tu es dans une situation qui te fait flipper.

Le courage, c’est d’aller dire à quelqu’un qui te martyrise depuis des années que tu n’acceptes pas qu’il te traite comme il le fait.

Le courage, c’est de pouvoir chanter en public.

Le courage, c’est d’aller parler à cette jolie fille ou ce beau mec qui te plaît.

Syncope cette sentence pour t’enivrer de son sens : Le courage… ce n’est pas l’absence de peur… c’est la capacité à agir tout en ressentant la peur.

C’est tout. Les gens ne sont pas courageux parce qu’ils n’ont pas peur.

Les gens sont courageux parce qu’ils agissent AVEC la peur.

Quelqu’un de courageux, c’est quelqu’un qui se confronte régulièrement à ses peurs et qui les affronte malgré la terreur qu’elles lui inspirent, malgré son envie de fuir, malgré son rythme cardiaque qui augmente et sa sensation de défaillir.

La peur ne disparaît jamais complètement.

Cependant, avec la pratique, les plus grandes terreurs peuvent se transformer en de légers picotements.

C’est ta capacité à affronter tes peurs qu’il faut développer.

C’est ça : le courage.

 

Développer ton courage

On y est !

Pour développer ton courage, il n’y a pas 36 solutions… il faut affronter tes peurs.

Et là, le slip de certaines personnes commence à se tinter d’une couleur sombre, quelque part entre l’ocre et le noir.

Relax ! Take it eeeeee-eeeeasy ! Comme le disait mon cher collègue, le philosophe Mika en 2006.

Tu ne peux pas arriver et botter le *curibadoum intersticiel* de tes plus grandes craintes.

Ce serait comme commencer la muscu en te chargeant à 100kg au développé couché. Le premier jour. À froid.

Ce serait super *con* (bon… là j’ai mis le vrai mot).

Les peurs sont propres à chacun.

Certains bonshommes que j’ai rencontrés sont capables d’affronter un ours à main nu (façon de parler) mais n’arrivent pas à décrocher un mot face à une fille qui leur plaît.

En d’autres termes, ce qui est flippant pour toi ne l’est pas forcément pour un autre.

Pour reprendre notre exemple de la muscu : chaque machine correspond à une activité de la vie réelle.

Peut-être que tu es très bon(ne) à la presse à cuisse : parler en public.

Peut-être que tu es archi-nul(le) au rameur : être sincère avec ton conjoint.

C’est ton point de départ. À toi. À toi seul.

À partir de là, il te reste à travailler tes faiblesses physiques : ton courage.

Pourquoi ?

Pour que les situations qui ne te conviennent pas puissent changer évidemment.

Bien sûr tu as toujours le choix : tu peux accepter dans la souffrance et sans moufter que ton patron déverse sa bile sur toi à satiété OU tu peux développer progressivement ta capacité à faire changer cette situation.

C’est encore toi qui vois !

Pour travailler ton courage, continuons le parallèle avec la muscu : considère ton courage comme un muscle.

Il ne va pas phénoménalement se développer en une séance. Cela demande de la régularité, de l’application, et de la persistance.

Alors, on prend une grande respiration. On regarde l’objectif à atteindre : par exemple 100kg au développé couché. Puis on commence l’entrainement, en fonction de là où on en est, peut-être 30kg, peut-être 10kg. Suffisamment pour que ce soit difficile. Pas trop lourd pour ne pas se blesser. Et on recommence. Tous les jours.

 

Ok, c’est quoi les exercices ?

Ce sont des exercices sur mesure. C’est toi qui fixes l’objectif final.

Étape par étape, comme dans le #PC2.

  1. Tu ressors ton petit carnet. Je le répète : méga important le carnet.

 

  1. Tu prends une page et tu notes : « Les trucs qui me font le plus *chiecciatella* »
  • Mon boss me parle comme à une *flâflûh*
  • Tout le monde me prend pour la bonne poire et profite de moi
  • Je suis malheureux dans ma vie de couple
  • Ma copine/mon copain accapare complètement mon temps libre
  • Ma copine/mon copain passe son temps à sortir avec ses ami(e)s
  • Je n’arrive pas à rencontrer quelqu’un
  • Il y a une bande de jeunes qui m’insultent quand je rentre chez moi
  • Bref, les pires trucs dans votre vie…

Notes-en autant que tu le peux. 3 seulement ou 50 milliards, peu importe.

 

  1. Dans cette liste, prends LA situation qui te dérange le plus. Olive + Fesses = Huile.

Je vais prendre deux exemples : « Je suis malheureux dans ma vie de couple » et « Mon boss me parle comme à une *flâflûh* »

Lis celle qui t’intéresse le plus. Ou les deux.

« Je suis malheureux dans ma vie de couple »

Formule simplement ta peur : « Dire ce qui ne me convient pas à ma copine/mon copain »

Traduis-la en objectif : « Améliorer mon bien-être quotidien »

Ensuite divise ta peur en autant de sous-peurs que possible. Classe-les par intensité. Par exemple de la plus intense à la moins intense.

  1. Dire à ma copine/mon copain que je ne supporte pas quand il ou elle se comporte de telle ou telle manière avec moi. En lui disant ça, elle/il s’énerverait, se mettrait à m’insulter et me quitterait en fulminant de rage.
  2. Exprimer clairement et avec honnêteté les choses qui sont importantes pour moi à ma/mon partenaire.
  3. etc…
  4. Faire des activités qui ne sont pas connectées à ma/mon partenaire sans donner de nouvelles pendant quelques jours. En prévenant quand même…
  5. etc…
  6. Assumer d’être en désaccord avec ma/mon partenaire sur certains points.
  7. Donner mon point de vue sans attendre l’approbation de ma/mon partenaire.
  8. etc…

« Mon boss me parle comme à une *flâflûh* »

Formule simplement ta peur : « Me faire ridiculiser devant les collègues » ou « Avoir honte de ce que je fais, de mon travail » ou « Me sentir rabaissé(e), sous-humain(e) »

Traduis-la en objectif : « Qu’on me traite avec respect »

Ensuite divise ta peur en autant de sous-peurs que possible. Classe-les par intensité. Par exemple de la plus intense à la moins intense.

  1. Dire à mon patron devant tout le monde que ses remarques déplaisantes sont vraiment insultantes et que je ne peux pas travailler sereinement dans ces conditions. Il se mettrait à hurler, les autres à rire et il me mettrait à la porte.
  2. Donner mon opinion quand je ne suis pas d’accord avec les directives que l’on m’impose.
  3. etc…
  4. Prendre l’initiative de serrer la main au patron quand je le vois le matin.
  5. Regarder mes interlocuteurs dans les yeux, sans y mettre trop d’insistance pour autant.
  6. etc…

Tu vois l’idée. Note environ une dizaine de déclinaisons de ta peur. En fonction de ce qui TE fait peur.

 

  1. Commence dès aujourd’hui à affronter la peur la moins intense.

Ce sera l’équivalent de ton poids de départ. Tes 10kg, ou 30kg selon d’où tu commences. Même 1kg si tu pars de très loin.

Les 100kg sont au bout du chemin. Tant que tu ne commences pas la route, tu ne t’approcheras pas de tes objectifs.

Pour reprendre les exemples précédents, commence à émettre tes propres opinions ou commence à regarder davantage tes interlocuteurs dans les yeux.

Fais ce qui te semble difficile mais réalisable. Dans la bonne direction. S’il te manque des muscles au bras, inutile de compenser en entrainant comme un(e) malade tes abdos.

Ça te fait peur ? Normal. C’est le principe même du courage.

Quelqu’un de courageux, ce n’est pas quelqu’un qui n’a pas peur : c’est un expert de la peur.

Alors, bombe le torse, lève la tête, rugis un bon coup. C’est parti.

 

Attends, mais si je fais preuve de courage, comme tu dis, je risque de perdre tout ce que j’ai !

Ouep, tu risques de perdre une situation qui te dérange chaque jour de ta vie.

Tu risques de perdre la sécurité de ta routine.

Tu as le choix, faire la taupe et te terrer dans tes habitudes et ton conditionnement ou lever la tête et prendre le risque d’une vie meilleure.

Les personnes les plus faibles et les plus conditionnées auront certainement eu ce genre de réactions en lisant les étapes de l’exercice 3. « Hoho, à ce rythme-là, tu vas vite te faire virer ! » ou « Et là, tu te fais larguer pour sûr ! ».

Et effectivement, ce sont des éventualités. Se faire virer d’un boulot ingrat, ce serait juste la possibilité de commencer à s’épanouir dans une autre activité. Sortir d’une relation dysfonctionnelle, ce serait la possibilité d’en commencer une autre, plus saine.

La plupart de nos peurs naissent du conditionnement : « Si tu perds ton travail, c’est la ruine, c’est la mort » « Si tu te sépares de ton couple, c’est la honte, c’est un échec »

Tout ça, c’est juste une vue du rêve de la société. Je t’invite à lire et à relire le #PC1 pour souligner la non-légitimité de certaines de tes peurs.

Envisage le pire du pire, est-ce si terrible ? Est-ce que ça va te tuer ?

Si c’est le cas, alors joue la sécurité. Sinon, qu’est-ce qui t’empêche d’agir ?

La réponse, tu la connais… c’est ton courage.

« Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie, mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années. »
– Tonton Oscar Wilde

Ton courage, c’est la compétence la plus importante que tu puisses développer.

Comme je le disais dans l’introduction, c’est ça qui va déterminer l’existence que tu vas mener.

Tu peux toujours prétendre que ce n’est pas vrai, que tout va changer pour le mieux sans que tu n’aies jamais à affronter ce qui te fait flipper… mais au fond… tu sais que ce serait juste te leurrer.

Sans courage, tu auras beau connaître le langage de la société, ce n’est pas ça qui va te permettre de le maîtriser.

Alors, tu peux une nouvelle fois décider : baisser la tête et faire comme si de rien n’était, ou tu peux sortir ton carnet, extérioriser tes peurs et apprendre à les dompter.

Courageusement.

Comme un(e) guerrier(e).

Tu peux vivre comme une taupe, ou comme un dragon.

C’est toi qui décides.

Ensuite, direction le #PC4.

Note : Pense à t’abonner à la newsletter pour être tenu(e) informé(e). Et si tu as des questions, des remarques ou que tu aimerais que je précise certains points, fais m’en part dans les commentaires et je ferai de mon mieux pour y répondre dans les prochains #PC !

Note 2 : Là, je pars en mode Bear Grylls dans la Cordillère des Andes. Je mettrai des photos sur le Facebook. Et j’essaierai de revenir à la civilisation pour publier le #PC4 !


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