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Es-tu un zombie ?

Un zombie, qu’est-ce que c’est ?

Un zombie est un être humain.

Homme ou femme ou quelque part entre les deux.

 

Un zombie n’aime pas se lever le matin.

Il porte le poids du monde sur ses épaules.

Mais il se lève quand même.

Sans savoir exactement pourquoi.

Pour gagner de l’argent peut-être ?

Chaque jour, il fait sensiblement la même chose.

Les mêmes tâches, répétitives, les mêmes gens, la même lassitude.

Chaque jour.

Encore et encore.

Il ne s’épanouit pas.

Alors il attend.

Il attend l’heure de la pause.

Il attend le weekend.

Les vacances.

Il se dit que demain sera meilleur.

Ou la semaine prochaine peut-être.

Ou l’année qui vient…

En tout cas pas aujourd’hui.

Pas maintenant.

 

Un zombie dit que l’argent ne fait pas le bonheur mais il s’en soucie en permanence.

Qu’est-ce que je peux acheter ?

Qu’est-ce que je voudrais avoir ?

Il accumule les possessions matérielles en pensant qu’il sera plus heureux avec la suivante.

Le bonheur est dans le supermarché.

Il entasse les panoplies, les piles de chaussures, les livres et les gadgets qu’il a vus dans les publicités.

Il consomme.

À satiété.

 

Un zombie pense qu’il n’est pas responsable.

Sa vie est plus difficile que celle des autres.

Vous comprenez ?

C’est la faute à pas de chance.

Ou à cette *hute* ou ce *homard* qui l’a quitté.

Vous ne vous rendez pas compte à quel point sa situation est compliquée.

Il se protège avec des excuses.

Il se dit que pour certains c’est tellement facile.

Mais pour lui c’est alambiqué.

Il a tout essayé mais il bute.

Malgré tous ses efforts il reste coincé.

Alors il accuse.

Il accuse sa famille, il accuse ses parents, il accuse son travail, ses amoures, ses enfants.

Il se sent enfermé.

Bloqué dans une vie dont il n’est pas satisfait.

 

Il a peur.

Peur de beaucoup de choses.

Peur de perdre son travail.

Ou de ne pas en trouver.

Peur de ce qu’il ne connaît pas.

Peur de se faire agresser.

Il évite.

Il s’inquiète de ne froisser personne.

Ne pas se faire remarquer.

Et surtout,

Par-dessus tout :

Ne pas se faire critiquer.

 

Pourtant de temps à autre le zombie s’amuse.

Il rit, joue, aime et regarde la télé.

Il boit le weekend et côtoie des gens qui partagent sa réalité.

Il sait beaucoup de choses.

Il en est persuadé.

La vie est un combat.

Il faut continuer de lutter.

 

Au bout du compte, le zombie sait qu’il va mourir.

Pourtant il vit comme si ça n’allait jamais arriver.

Il sera heureux demain.

Quand il aura beaucoup de choses.

Enfin peut-être.

Enfin… il espère.

Du moins c’est ce qu’il aimerait.

 

Alors le zombie reporte.

Mais ce qu’il n’a pas réalisé,

C’est que demain est déjà passé.

 

Si tu penses être un zombie, il y a de grandes chances que ce ne soit pas le cas.

Les zombies ne sont pas conscients de leur état.

Ils ne questionnent pas leur quotidien.

Ils ne prennent pas ce recul-là.

 

La mort vivante n’est pas une fatalité.

C’est un simple constat.

Un sentiment plus ou moins temporaire que tout le monde connaît.

Moi le premier.

Et nul n’est obligé de le supporter.

Mais ça demande un investissement.

En courage, en action, en temps.

Pour devenir…

…un dissident.

 

PS: On parlera des « dissidents » bientôt. Tiens-toi au courant en suivant la page Facebook. Et si l’article t’a plu, pense à le partager !


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