^ Levé de soleil dans les Andes, pleindetrucs.fr

#PC4. Assumer ton existence, ouvrir la porte, regarder devant toi

Fraîche matinée dans la cordillère des Andes.

Alors que le soleil se lève, parfumé du voile enivrant des senteurs de la forêt, je sors mon carnet et rédige avec émotion cette quatrième étape de la série des #PC.

Encore une fois, l’article risque de te secouer.

On va parler de ta vision de la vie. De t’écouter toi-même. Et de t’assumer.

L’objectif de ce billet, c’est que tu assumes pleinement la vie que tu veux mener. Rien que ça.

Pour commencer, on va faire un tour de ton identité, de ta vie, et de ce que tu en penses.

Puis, on va tendre l’oreille et écouter les fausses notes de la réalité.

On verra ensuite ton panel de possibilités pour aborder la manière dont tu veux exister.

Et tu auras à choisir sur quelle voie tu souhaites voyager.

Enfin, avec quelques exercices, tu composera toi-même la symphonie de ta nouvelle identité. Grandiose. Immaculée.

Ça risque d’être intense. Ça risque de faire couler des larmes. Ça risque de te donner une lucidité que tu n’avais jamais envisagée.

Pour le meilleur, prépare la pommade, c’est parti !

 

Là où tu en es

En trois parties : toi-même, ta vie et ce que tu en penses.

1. Toi-même

Ok. Tu es là, pépère, dans ton corps, dans ta tête, à lire tranquillement ces quelques mots.

Quand je te parle de toi-même, tu as une idée plus ou moins précise de qui il s’agit.

Tu te définis probablement quelque part entre l’idée que tu te fais de toi-même, ce que les autres pensent que tu es et ton idée de ce que tu “devrais être”, à la fois pour toi-même et pour les autres.

Ça peut devenir un gros *bordilum puducustanciel* en somme.

Alors comme point de départ, je te propose de simplifier tout ça.

Pour y arriver, on met son flux de pensées en pause un instant. On oublie le passé et le futur et on se focalise sur le présent. On essaye de ne pas juger.

Et là : tu es juste exactement comme tu es.

C’est tout.

Avec ton petit bidon, ton sourire de mannequin de mode, tes jambes cagneuses, tes idées politiques, tes goûts personnels, tes émotions, etc…

Si on supprime le référentiel, tu n’es ni beau/belle ni moche, ni intelligent(e) ni stupide, ni grand(e) ni petit(e), etc…

Tu es, tout simplement.

Pas d’excuses.

Inutile d’épiloguer sur le sujet pendant longtemps, ça ne changerait pas grand-chose au moment présent.

Première partie : tu es tel(le) que tu es. Point.

 

2. Ta vie

Maintenant, on prend ce “toi” et on le met dans un environnement, un contexte : c’est ta vie.

Tu as des amis, ou pas. Un(e) partenaire, ou pas. Une famille, ou pas. Un boulot, ou pas. Du temps libre, ou pas. Etc…

Idem, pas de jugement. C’est comme ça.

Partie deux : tu as la vie que tu as. C’est super profond dis-donc !

 

3. Ce que tu en penses

Si on part de là, tout va bien !

On ne juge pas. On est comme on est. On va jouer avec ses copains. Youpi ! C’est trop la fête ! Tralala, on se fait des câlins !

Plus de référentiel. Acceptation totale.

Le truc…

C’est que le référentiel, il est méga présent.

Et il est intrinsèque à ton développement.

C’est le – grondement de tonnerre – conditionnement.

Voir le : #PC1 (au cas où il existe encore des individus sur cette planète qui ne l’ont pas lu).

Ce que tu penses, ça aussi, il faut l’accepter.

Et bien sûr, ça ne veut pas dire cautionner : #PC2. Woaw, c’est fou, on dirait que tu as fait exprès d’écrire ces #PC dans l’ordre !

De cette manière, tu as une vision de toi-même, une vision de ta vie, une vision des autres et une vision de la vie des autres.

Ces visions sont agrémentées de tes peurs (#PC3, le voilà !), de tes désirs, de tes aspirations, de tes émotions, qui semblent plus réelles les unes que les autres et qui pourtant n’existent que dans ta réalité.

Tout ça t’est personnel dans une certaine mesure (une partie est commune au rêve de la société : #PC1)

Partie trois : ton conditionnement te donne un jugement sur toi-même et ta vie.

Ainsi, même si dans l’absolu, sans référentiel, tu es parfaitement parfait(e) tel que tu es, en pratique, ta n’arrives pas à t’en persuader.

Pourquoi ? Parce que nous sommes archi-conditionnés.

En d’autres termes, notre perception de notre identité est intimement liée à notre perception de la réalité.

Whaaaaaaaaat ?

Autrement dit, on a l’impression de se percevoir tel que l’on est alors que ce n’est le reflet QUE de notre propre réalité.

C’est une illusion primordiale. On y reviendra beaucoup plus tard. Chaque chose en son temps.

Là, ce qui nous intéresse, c’est de définir qui tu veux être et ce que tu veux faire de ta vie !

Alors résumons rapido avant de passer aux choses sérieuses :

Tu existes. Tu as une vie. Ton mental juge ton existence et ta vie.

Ok ? C’est parti !

 

Les fausses notes de la réalité

De cette manière, il y a des choses chez toi que tu aimes et d’autres que tu n’aimes pas. Il y a des choses dans ta vie que tu aimes et d’autres que tu n’aimes pas.

Ainsi, ton idée de ce qui est bien dans la vie existe quelque part dans ton esprit.

Et même si tu n’arrives pas à définir précisément de quoi il s’agit, tu as un genre de radar qui t’indique si tu es ou non en harmonie.

J’utilise le terme “harmonie” pour désigner l’état dans lequel ta perception de toi-même et de ta vie sont en accord avec ta vision de ce qui est bien dans la vie.

Ce radar, c’est tes émotions. Quand tu te sens mal, c’est que tu n’acceptes pas une situation.

Quand tu prétends qu’une situation te satisfait alors que ce n’est pas vrai, ça produit une fausse note dans ta réalité.

 

Différentes manières d’exister

Pour se sentir en harmonie avec qui tu es et la vie que tu mènes, il existe une myriade de possibilités :

► Se conformer.

C’est-à-dire adapter sa perception de la réalité pour se persuader que la personne que l’on est et la vie que l’on est en train de mener sont en harmonie avec nos pensées.

Pour certains, ça peut marcher. Pour d’autres, le souci, c’est qu’a travers cette perception filtrent les fausses notes de la réalité.

► Ignorer.

C’est-à-dire prétendre que tout va bien et ignorer les fausses notes de la réalité. La vie est belle, je pleure tous les soirs !

► Forcer.

C’est-à-dire être en permanence en recherche d’amélioration. Ne pas prendre le temps d’accepter ce qui est. Courir inlassablement vers la ligne d’arrivée. Modeler sans cesse le monde pour l’adapter à sa propre réalité. Je serai heureux dans 1 an… 5 ans ? 20 ans ? Hum…

Bon… jusqu’à présent, ce n’est pas très reluisant alors voilà deux autres options à envisager :

► Se déconditionner. Lol… On y reviendra plus tard…

C’est-à-dire ne plus prendre en compte absolument tout ce qui nous donne l’illusion de notre identité et aborder l’existence sur un autre plan. Trop hâte de parler de ça !

En pratique, c’est un peu compliqué.

► S’équilibrer.

C’est-à-dire accepter sa propre perception de soi et de sa vie. Accepter qu’il y ait des choses qui ne nous plaisent pas. Décider consciemment de les changer, au jour le jour, dans la bonne direction, celle de l’harmonie.

Et évidemment, il existe un tas d’autres possibilités…

 

Choisir où tu veux aller

On y est !

À l’heure actuelle, ta perception de toi-même en est à un certain point.

Le but de cet article, c’est de te permettre de redéfinir qui tu es et la vie que tu veux mener.

Je t’avais dit que l’article serait intense. C’est maintenant qu’il faut prendre les mouchoirs en papier.

Peut-être que tu te sens complètement enseveli dans ta propre vie.

Peut-être que tu penses être tellement défini, par toi-même et par les autres, que l’idée même d’harmonie sonne comme une chimère dans ton esprit.

Peut-être que tu te sens enfermé derrière le masque qu’on t’a attribué et que tu as accepté de porter. Fais taire le tonnerre et donne la papatte.

Pour te rassurer, tu peux te dire que c’est normal. Tu peux faire des raccourcis : tout ne peut pas être parfait.

Tu peux te dire que tu es un peu gros parce que tu es génétiquement prédisposé. Tu peux te dire que même si ta relation de couple est complètement gangrenée, elle te donne tout de même un sentiment de stabilité. Tu peux te dire que si tu ne trouves que peu voire pas du tout d’intérêt dans le boulot que tu exerces, il permet tout de même de te payer un bon loyer. Ah ! Qu’elle est rassurante la vie de sécurité !

Et plus tu te prélasses dans cette sécurité, plus il devient difficile de la questionner.

Les années passent, lacement, la vie s’écoule, passivement.

Jusqu’à la mort. Sans prendre de risque vraiment. Sans vivre vraiment. Au son des regrets.

Mais ça ne sonne pas juste : ce sont les fausses notes de la réalité.

Et dans le fond, tu l’entends. La suave mélodie de l’harmonie.

À chaque fois qu’elle pointe le bout de son nez, peut-être que tu as pris l’habitude de lui fermer son caquet.

Alors, elle se transforme en complainte lancinante qui vient te hanter.

Et tu continues de l’ignorer. C’est la voie de la facilité.

Ne pas prendre de risque. Ne rien changer. Souffrir, peut-être, mais être familier avec cette souffrance.

C’est une option. Peut-être qu’elle te convient.

En revanche, si ce n’est pas le cas, tu peux tout révolutionner !

Tu peux te dire que ce n’est pas la seule vie à laquelle tu aies accès. Que c’est juste une situation donnée. Qu’elle n’est pas immuable. Et qu’elle n’a aucune légitimité.

Prêt pour l’éclatage de limites ?

 

Exercices

1. Étape un : sors ton bon vieux carnet.

 

2. Retrouves la liste de l’exercice 2 du #PC2.

C’était une liste qui consistait à observer tout ce qui ne te satisfaisait pas dans ton quotidien.

Pour reprendre le vocabulaire d’aujourd’hui, ce sont toutes les fausses notes de votre réalité, tout ce qui ne sonne pas juste.

Si tu n’avais pas dressé cette liste, vas-y. Je t’attends.

C’est bon ?

Fort bien.

Tu peux compléter la liste autant que tu le désires.

 

3. Prends tes responsabilités sur ta situation.

Par exemple, peut-être que ta liste ressemble à ça :

  • Je suis célibataire depuis la nuit des temps
  • J’ai l’impression d’être inutile à mon travail
  • Je me sens rabaissé(e) par mon ami Jean-Bacule (Oula, pas mal ce nom !) à qui tout réussit
  • Etc…

Pour chaque point, assume complètement la situation, peu importe que ton contexte soit épouvantable et que le monde soit ligué contre toi : tu assumes.

Par exemple :

Je suis célibataire depuis la nuit des temps = Je n’ose pas aborder les personnes qui me plaisent

Ce n’est peut-être pas la véritable bonne réponse mais c’est une idée de réponse qui résonne en toi. De cette manière, tu as une piste que tu peux exploiter. Par exemple en utilisant la technique de division en plusieurs étapes de l’exercice du #PC3.

Si tu penses juste que tu es célibataire parce que tu n’as pas de chance. Bin là, tu ne peux rien faire et tu n’as rien compris à l’article. Retourne à la case départ.

De manière générale, tu sais très bien ce qui ne va pas, tu entends la mélodie. Tu as le choix de lui faire la part belle ou de prétendre ne pas l’entendre.

Reproduis le processus de responsabilité pour tous les points de la liste.

J’ai l’impression d’être inutile à mon travail = Je ne sais pas ce qu’on attend de moi et je n’ose pas demander de peur de passer pour un(e) naze

Je me sens rabaissé(e) par mon ami Jean-Bacule à qui tout réussit = je n’ose pas tenter ce qu’il ose tenter et au lieu d’essayer ces mêmes choses et de lui demander conseil, je râle contre son succès

Tu vois l’idée.

Ça peut faire mal à l’égo. Mais ça donne une vrai base sur laquelle s’appuyer.

 

4. Prends un moment de calme, disons 10 minutes. Assumes tes envies. Fais place à tout ce qui crépite en toi, qui grouille et qui veut craquer. Lâche-toi. Vide ton sac. Note tout ça. Sans te censurer.

  • Je veux être mince/musclé
  • Je veux grossir
  • Je veux plaire aux femmes/hommes
  • Je veux voyager
  • Je veux quitter mon job
  • Je veux sortir de cette relation malsaine
  • Je veux passer plus de temps avec mon poney
  • Etc…

Écoute-toi. Assume-toi.

La personne à laquelle il est le plus facile de mentir, c’est à soi-même.

Le souci, c’est qu’au fond, même si on veut se persuader du contraire, il reste toujours la petite flamme de l’harmonie.

Alors, rends-toi ce service. Écoute-toi.

Pour que ta vie soit sereine.

 

5. Décide de vivre en harmonie. Ne fuis pas la mélodie. Fais-lui de la place. Chaque jour. Reconnais-là et permets lui de s’exprimer.

Prends tes grandes décisions en conséquences :

  • Je ne veux plus de cette relation
  • Je ne veux plus cette pression
  • Je ne veux plus de ce travail
  • Je veux faire une activité qui me stimule
  • Je veux rencontrer quelqu’un
  • Je veux avoir du temps libre
  • Je veux voyager

Accepte. Relève la tête. Cherche comment faire. Agis.

C’est illusoire de penser que ces choses vont arriver toutes seules.

Ça va te demander du courage de les réaliser.

Et tu sais que c’est ce que tu veux.

Attention toutefois à ne pas te perdre dans la recherche de ta mélodie.

Le but n’est pas de la rendre parfaite.

Le but est d’éliminer les notes les moins agréables.

Le bonheur n’est pas un objectif à atteindre, c’est un chemin.

Agir sur ta mélodie, c’est déjà le bonheur.

Peu importe l’issue.

 

6. Une fois ta mélodie définie, décompose-la en actions concrètes, à la manière de l’exercice 3 du #PC3.

Qu’est-ce que tu peux faire aujourd’hui pour t’en approcher ? Un tout petit pas. Avec courage.

 

Je conclus cette article alors que le soleil va se coucher. J’y aurais passé ma journée , j’espère qu’il t’aura aidé.

La prochaine fois, on va se prendre un grand coup de réalité dans la face, je partagerai la plus importante leçon que j’ai apprise jusqu’à aujourd’hui : le seul moyen d’atteindre tes rêves.

En attendant, si l’article t’a plu, tu peux le partager en cliquant sur les boutons ci-dessous. J’espère qu’il va en secouer quelques uns. Merci amig@ de faire passer le mot.


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