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Comment se rendre au Machu Picchu sans agence

Disons que tu veux aller au Machu Picchu.

Disons que tu n’as pas envie de payer une fortune.

Disons que tu ne veux pas être dans un groupe de 25 personnes.

Cet article est pour toi cousin(e).

 

On va d’abord voir rapido les options possibles pour se rendre à la « vieille montagne ». Machu Picchu en Quechua.

Ensuite, je te propose un itinéraire en 5 jours et 4 nuits pour moins de 115€ (400 soles) pour te rendre au Machu Picchu sans agence.

Ouep. Cinq jours. Moins de 115€. En comptant le billet d’entrée pour le site.

Et pour situer tout ça dans le temps, on est le 14 Juillet 2015, les prix sont donc ceux en vigueur à cette date.

Accroche-toi à ton slip, c’est parti !

 

Les options possibles

Sans faire un listing détaillé, voici les options proposées depuis Cusco.

L’aller-retour dans la journée : Cher (400 USD), en train, vite ! Vite !

Deux jours et une nuit : Option commune et relativement économique (120 USD).

L’Inka Trail : Le parcours « officiel », ultra limité en nombre de places, cher (400 USD – Dollars US), il faut réserver longtemps en avance (genre un an)

L’Inka Jungle Trek : Un peu moins cher (200 USD), 4 jours, 3 nuits, avec du vélo, du rafting en option.

Le Salkantay Trek : Un trek avec beaucoup de marche qui passe par les hauteurs, tente obligatoire. 240 USD, cinq jours, quatre nuits.

Le Choquequirao : Une expédition qui passe par un site Inka quatre fois plus grand que le Machu Picchu, on peut aussi le faire sans agence (sinon c’est environ 600 USD) et ça me semble une option sympatoche que je n’ai pas testée. Caroline et Grégory en parlent ici : Le Choquequirao sans guide ni mulet.

 

Quelques précisions

L’itinéraire que je te propose, c’est un genre d’Inka Jungle Trek (sans le vélo, certes) avec un jour de plus, quasiment la moitié du prix et sans groupe ni agence. Easy.

On va l’appeler l’Inka Easy trail. Class !

Avant tout, on va préciser une paire de choses.

Contrairement à ce qui est écrit sur certains sites, on peut acheter le billet d’entrée pour le site archéologique du Machu Picchu à Aguas Calientes (le village au pied de la montagne) et pas forcément à Cusco.

Certains me rétorqueront qu’il vaut mieux réserver en avance.

Ok pour le Wayna Picchu où les places sont limitées à 200 par jour et deux bons mois sont une marge correcte pour faire ta réservation.

Ensuite, pour le Machu Picchu lui-même ou la montagne Machu Picchu (qui domine le site archéologique), en plein mois de Juillet qui est censé être la saison haute, j’ai pu prendre mon ticket du jour pour le lendemain. En investiguant un tantinet, les officiels qui gèrent l’entrée au site m’ont dit que même en saison haute, on pouvait trouver une entrée dans les cinq jours maximum.

Donc pas d’affolement inutile : pour ne pas prendre de risque quant à ta possibilité d’entrer sur le site le jour « j », renseigne-toi sur l’affluence de touristes depuis Cusco avant de commencer ton aventure. Le temps d’arriver au pied du Machu Picchu, ce sera tout bon.

 

L’Inka Easy Trail

Note : Pour la conversion monétaire, au 14 Juillet 2015, 1€ égale environ 3,5 PEN (nuevo Sol, la monnaie du Pérou).

Premier jour

Départ de Cusco pour aller jusqu’à Ollantaytambo :

Prendre un mini-bus au croisement de l’avenue Grau et Pavitos (demande une carte de la ville à l’office de tourisme) : 10 PEN

Manger à Ollantaytambo : Disons 10 PEN, le village est un peu cher car très touristique.

En bonus, tu peux visiter Pinkuy Lluna, c’est un site archéologique donc l’accès est gratuit.

Ensuite, il y a un bus pour Santa-Maria pour 10 ou 15 PEN vers 15h.

Perso, j’y suis allé en stop. Les voitures s’arrêtent facilement et te demandent combien tu es prêt(e) à payer. J’ai payé 8 PEN.

Une fois à Santa Maria, si ça te branche, tu peux faire du rafting, il me semble que c’est 60 PEN (si quelqu’un veut bien préciser ça en commentaire, c’est cool !).

Pour manger et dormir à Santa Maria, c’est super économique : compte 7 PEN pour une cena (dinner) complète et 13 PEN pour une nuit.

Le village n’est pas terrible selon moi. Il y a beaucoup de trafic routier et peu d’espaces tranquilles à l’intérieur du village. Tu peux marcher un peu (10 minutes) en direction de Santa Teresa pour te caler à côté de la rivière.

Coût de la journée 1 : 50 PEN soit 14€.

 

Deuxième jour

Commence assez tôt pour bien profiter de la journée et éviter la marche pendant les heures chaudes.

Levé vers 6h environ. Petit-dèj au marché avec un bon jus d’orange et une part de gâteau pour 3 PEN.

Tu peux acheter de l’eau avant de partir pour ne pas la payer le double sur le trajet. Dans tous les cas, il y a (assez) régulièrement des petits stands qui te proposent de l’eau, du coca et autre snacks et boissons en tout genre.

Ensuite, c’est parti pour une marche sur la route en terre pendant une bonne heure, voire 1h20. Tu pourras y croiser quelques voitures et camions qui soulèveront moult volutes de poussière, un régal pour les yeux et les narines. Au final, je me dis que ça aurait été plus sympa de faire ce tronçon en stop. À toi de voir.

Après avoir passé une paire de mini cours d’eau qui traversent la route, fais attention de ne pas louper un chemin qui monte abruptement sur la droite. C’est l’entrée de l’Inka Jungle Trail.

Pour ne pas le manquer, pense à demander aux locaux « el camino del Inka », ils te l’indiqueront sans problème.

À partir de là, ça va monter sec pendant 1h. Il y aura plusieurs stands pour t’abreuver et t’accorder une petite collation si le cœur t’en dit.

Tu arrives ensuite sur un chemin assez magnifique, avec des escaliers en flanc de montagne.

Si tu as pris un pique-nique. C’est bien.

Sinon, marche encore 1h environ et tu pourras manger au bord de la rivière en suivant la route de Colcamayo. Il y a un petit hameau où tu peux trouver une échoppe pour faire des courses, quelques restaurants et une auberge qui s’appelle Yellow River et qui vaut le détour.

Compte 5 PEN pour te repaître.

Reprends ensuite ta marche pour les termes de Santa Teresa. Hop, 1h10 de promenade sans trop de dénivelé.

Sur ton chemin, tu rencontreras une nacelle suspendue à un câble. Tu peux tirer la corde pour ramener la nacelle vers toi. Ensuite, sautes-y dedans et tu vas dévaler le câble à toute allure pour t’emmener de l’autre côté de la rivière. C’est assez fun.

Il paraît que c’est payant avec les agences (5 PEN). Mais il n’y avait personne. Du coup c’était gratuit. Yeah !

Tu arrives ensuite aux sources d’eau chaude. Ça coûte 5 PEN pour y aller. C’est agréable après les 4h30 de marche de la journée.

Il te reste encore une petite balade sur la route de terre d’environ 30 minutes pour arriver à Santa Teresa.

Repas pour 10 PEN. Nuit pour 15 PEN.

Bien joué. Tu as terminé la journée la plus intense.

Résumé : 5h de marche, sans compter les pauses.

Coût de la journée 2 : 38 PEN soit 11€.

 

Troisième jour

Attentioooooooon ! Le chemin de l’Inka qui existait il y a quelques années a fermé pour être préservé.

Du coup, les agences font passer par la route en terre… pendant plus de 10km. Ça a l’air vraiment naze. Et en plus, ils font payer pour ça !

Donc pour ton jour 3, tu as le choix entre marcher une bonne dizaine de kilomètres avec les voitures et les camions qui te projettent leur flot de poussière terreuse dans la tronche ou profiter du trajet d’un travailleur vers Hidro Electrica pour qu’il t’emmène avec lui pour la modique somme de 5 PEN. C’est ce que j’ai fait.

À noter aussi qu’il existe une route alternative en te rendant à Lucmabamba, puis en suivant un petit chemin jusqu’à Hidro Electrica. Il paraît que c’est sympa…

Bref, prends un bon petit déjeuner pour 3 PEN à Santa Teresa (ou emporte-le avec toi pour le déguster plus tard) et décolle assez tôt pour profiter de la fraîcheur du matin.

Deux heures et demie de marche ou 20 minutes de voiture plus tard, te voilà donc à Hidro Electrica. Tu peux soit prendre le train pour environ un milliard de dollars US (à peu près). Ou alors entreprendre une marche assez tranquille et ombragée de 3h pour accéder à Aguas Calientes.

La balade est agréable et il y a plein d’endroits où te poser pour admirer le paysage (et savourer ton petit dèj si tu ne l’as pas encore fait !)

Tu arrives alors à Aguas Calientes (ou Machu Picchu Village, comme ils aiment s’appeler).

Il est temps d’acheter ton billet pour le site du Machu Picchu.

128 PEN pour le site archéologique.

142 PEN pour le site archéologique ET la montagne Machu Picchu. J’ai pris ça, je suis pas certain que ça vaille le coup.

Compte la moitié du prix si tu es étudiant(e) muni(e) de ta carte.

Prépare ton petit-déj pour le lendemain 6 PEN. Prends-en beaucoup, il me semble qu’on ne peut pas manger sur le site du Machu Picchu.

La ville est blindée de touristes, dont toi. C’est cher. C’est assez dur de trouver un logement et un repas économique.

Compte environ 10 PEN pour manger le midi, 15 PEN pour manger le soir et 20 PEN pour dormir. Paf !

Note : Il y a aussi des sources chaudes où tu peux aller pour 10 PEN supplémentaires.

Couche-toi tôt, le lever, c’est à 4h demain !

Résumé : 3h de marche, sans compter les pauses.

Coût de la journée 3 : 196 PEN soit 56€. C’est largement la journée la plus chère.

 

Quatrième jour

Le grand jour. Arme-toi d’une bonne paire de jambes, ça va cheminer.

Levé 4h. Départ 4h30 pour arriver tranquillement à 5h pour l’ouverture du pont qui permet l’accès au pied de la montagne. Premier contrôle des billets.

Compte environ 45 minutes de montée au milieu d’une foultitude d’autres personnes.

Une autre alternative est de prendre un bus pour 12,5 USD l’aller-simple jusqu’à l’entrée du site archéologique… 25 USD l’aller-retour.

Te voilà aux portes du Machu Picchu. Woaaah !

Le site ouvre à 6h. L’accès à la montagne à 7h. Prends ton petit déjeuner en attendant l’ouverture, il me semble que tu n’as (officiellement) pas le droit de manger sur le site (même si des tas de gens le font). Tu peux ensuite te balader dans les ruines jusqu’à ce que l’accès à la montagne ouvre. L’entrée pour la montagne est sur le site, demande aux guides de t’indiquer son emplacement !

Profite.

par Damien Fauché, pleindetrucs.fr

Le matin et la fin de journée sont les moments avec le moins de monde.

L’accès au site ferme à 16h. On peut en sortir jusqu’à 17h. Sinon tu es coincé dedans pour l’éternité Inka.

Rentre pépère et satisfait(e) à Aguas Calientes.

Gros repas (parce que tu n’as pas le droit de manger sur le site), 20 PEN.

Grosse nuit (parce que tu as marché toute la journée), 20 PEN.

Résumé : Beaucoup de marche. Mais c’est toi qui voit en fait.

Coût de la journée 4 : 40 PEN soit 12€.

 

Cinquième jour

Retour à Cusco.

Lève-toi pas trop tard, histoire de ne pas te speeder. 7h par exemple.

Petit déjeuner pour 3 PEN.

Retour soit en train (environ 80 USD), soit par le chemin par lequel tu es venu, 3h.

Retour à Santa Teresa pour 5 PEN.

Retour à Santa Maria pour 10 PEN.

Repas pour 7 PEN.

Retour à Cusco pour 25 PEN. Ou en stop pour un prix libre. Tu peux trouver facilement pour 15 PEN.

Taxi pour le centre pour 4 PEN.

Arrivé !

Résumé : 3h de marche, environ 6h de transport.

Coût de la journée 4 : 54 PEN soit 16€.

 

Bilan de tout

Et voilà comment découvrir le Machu Picchu pour moins de 400 PEN (378 dans mon cas) soit 115€ (108€ en pratique).

Cinq jours, 17h de marche, avec des repas copieux.

Profite bien de ton Inka Easy Trek !

Et si tu veux voyager sur des longues périodes comme wam (genre 6 mois par an), tu peux lire cet article que j’avais écrit il y a un bail : Partir à l’aventure.

J’espère que tu vas te régaler à découvrir le Machu Picchu !

Indjoille.

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#BN4. Le prix à payer pour être heureux

Si pour toi le bonheur, c’est des papillons dans le ventre, des licornes et des arcs-en-ciel en permanence, tu te plantes royalement.

Le bonheur, c’est (juste) un profond sentiment d’acceptation du réel. Bon, dit comme ça, c’est un peu brutal, lis la suite…

Et le réel, parfois, ça pique.

Si tu fais l’autruche quand un sentiment négatif surgit pour prétendre qu’il n’existe pas, tu fais fausse route.

En d’autres termes, le bonheur, ce n’est pas un état de béatitude continu où tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes.

C’est un état d’acceptation totale de ce qui se passe, même quand ce qui se passe te paraît nazbroquissime.

L’objectif de cet article, c’est que tu réalises que le bonheur n’est pas toujours tout rose, que ton bonheur a un prix et que tu choisisses si tu es prêt(e) à le payer. Ok, ça fait plusieurs objectifs.

On va commencer par secouer certaines perceptions mielleuses et abracadabrantes qui sont globalement admises.

Puis on va parler du prix à payer pour être heureux.

Et on mettra tout ça en perspective avec ta position personnelle dans l’équation.

Enfin, bien sûr, on ponctuera le tout avec quelques exercices pour que tu aies des résultats concrets. Parce que c’est ce qui compte le plus finalement.

 

Mieli-Mielo au pays des guimauves

Le bonheur, ce n’est pas le plaisir.

Et bouffer de la pâte à tartiner, ce n’est pas le début du bonheur.

Le bonheur, ce n’est pas la positivité.

Et ta pote qui sourit tout le temps, même quand elle est triste, elle n’est pas forcément heureuse. Et elle doit avoir de graves soucis psychologiques d’ailleurs.

Le bonheur, ce n’est pas baisser tes attentes pour te satisfaire de ce que tu as.

Et tous les shadou et autres fakirs ne sont pas nécessairement plus heureux que toi.

Bon… avant que tout le monde se mette en colère et ferme son navigateur en crachant de la fumée par les oreilles :

Certes, dans une certaine mesure, le plaisir, la positivité et la baisse de tes attentes peuvent contribuer à ton bonheur.

En revanche, si tu amalgames ton bonheur à ces trois aspects, tu loupes l’essentiel.

Le plaisir, la positivité et la baisse de tes attentes, ce sont des réactions à des conséquences extérieures.

Le bonheur, ce n’est pas quelque chose qui s’obtient de l’extérieur, mais quelque chose qui existe en toi. Même si ça sonne cliché, c’est comme ça !

La plupart des philosophes sont bien d’accord là-dessus… le truc qu’ils oublient, c’est que même si le bonheur est à l’intérieur, il est bigrement ardu à trouver !

Dans ces conditions-là, être heureux, ça se passe aussi quand tu apprends la mort d’un proche ou que tu manges du riz blanc sans aucune saveur.

C’est méga-difficile pour la plupart des individus sur cette planète.

Pourquoi ? Parce qu’on a peur de mourir. Mais on y reviendra plus tard, bien plus tard…

Le bonheur recherché par l’Eudémonisme, ce n’est même pas clairement défini, ni perceptible. Ah bin on est bien là !

Alors, en attendant l’illumination, on utilise des raccourcis pour être heureux.

 

Le prix à payer

Un moyen de ressentir une durabilité dans le bonheur, c’est de sentir que l’on contrôle son existence.

Bien sûr, c’est une illusion.

L’autre moyen est d’accepter ce qui advient, c’est le lâcher-prise.

Que la plupart des gens interprètent n’importe comment selon moi…

Même si ces deux perceptions semblent contradictoires, elles peuvent cohabiter et créer un bonheur profond et (assez) stable.

Dans cet article, on va se focaliser sur le contrôle. Dans le prochain #BN, on se focalisera sur le lâcher-prise.

Prendre le contrôle de sa vie, ça permet de ne pas se sentir balloter comme une feuille de chêne en proie au vent froid de l’automne.

Alors, comment on prend le contrôle de sa vie ?

Il se trouve que j’ai écrit toute une série sur le sujet : les #PC.

Oh bin dis donc ! Bin ! Olala ! C’est fou dis-donc. On dirait même que tu as fait exprès ! Olala. Dis-donc ! Hoho !

Regarde donc ça sous cet angle : si tu ne sais pas ce que tu veux faire de ta vie, tu n’as aucun contrôle dessus.

Du moment que tu as envie d’accomplir certaines choses qui ont du sens pour toi : #BN3

Oh ! Hoho ! Bin… bin dis-donc ! Hoho, on dirait que là aussi tu as fait exprès ! Dis-donc !

…ça te donne l’illusion que ta vie a un sens. Nuance.

À partir de là, tu peux dédicacer ta vie à cette poursuite. Et oublier que tu vas mourir.

Le sens que tu donnes à ta vie, c’est un ultra-divertissement pascalien en somme.

Tu te fixes donc des objectifs. Les poursuivre te rend heureux. Les atteindre aussi. Et tu dois t’en créer de nouveaux lorsqu’ils sont atteints sinon tu perds le sens ta vie.

Bienvenue dans la bouboucle du développement personnel.

Certains te diront aussi que tu ne peux pas perdre le sens de ta vie… c’est juste qu’ils déterminent des sens plus génériques – vivre simplement, découvrir le monde – plutôt que des objectifs atteignables.

C’est exactement le même principe cognitif.

En tout cas, c’est une manière de vivre qui fonctionne et qui peut rendre heureux à certaines conditions.

C’est là qu’entre en jeu le lâcher-prise !

Et toi, tu te situes où dans tout ça ?

 

Toi

Écoute bien ça : peu importe le sens que tu donnes à ta vie, tu as plus de chance d’être heureux(se) si tu lui en donnes un.

L’objectif, c’est que dans l’instant présent, tu aies la sensation d’être en accord avec le sens que tu as choisi.

Tu auras tout le temps par la suite de te rendre compte que c’est n’importe quoi. Que c’est juste un divertissement.

Prenons un exemple tout simple : tu es gros, tu veux perdre 50kg.

Évidemment, ce n’est peut-être pas le sens le plus important de ta vie mais ça peut prendre beaucoup de place et gâcher l’existence de certains.

Que ce soit conscient ou pas, imaginons que ton objectif soit de perdre du poids.

Si tu continues de manger comme quatre en alternant Macdo et pizzas, tu te complais dans ton mal-être. Et tu te consoles en mangeant comme quatre en alternant Macdo et pizzas.

En revanche, si tu commences à manger des légumes et faire du sport, tu te rapproches de ton objectif. Et ça, ça te procure du bonheur, la sensation que tu contrôles ta vie.

Alors pourquoi la plupart des gens ne font pas ce qui les rendrait heureux ?

Hein ?

Le prix.

LE PRIX.

LE PRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIX !!!

Pourquoi est-ce que je mangerais des légumes et ferais du sport ? C’est fatiguant, puis ça fait trois jours que j’ai commencé et j’ai même pas perdu un kilo. Je préfère les miam-miam-burgers !

Les médias te font croire aux formules magiques pour atteindre tes objectifs, colle-toi des électrodes sur le bidon et tu auras des abdos de rêves, achète un ticket de loto et dis au-revoir à ton patron, envoie un texto surtaxé et ton ex va te tomber dans les bras.

Ils enlèvent l’essentiel de l’existence : le prix à payer.

Si tu veux trouver un emploi ce qui est une idée de *flâflûh* soit dit au passage ne te contente pas d’aller pointer au Pôle Emploi. Paye le prix.

Quand j’étais étudiant, j’ai fait un stage en entreprise, dans une entreprise où une dizaine d’étudiants avaient fait leurs stages avant moi.

J’ai bossé plus de 80 heures par semaine, pour des kopecks – dont 35h en deux jours à un moment donné – j’ai proposé d’aider encore plus, de contribuer au développement de l’entreprise, de proposer des idées.

Résultat, cette entreprise a parlé de moi et j’ai eu plusieurs propositions d’emplois avant même de terminer mes études.

À ce moment, je voulais un travail : j’ai payé le prix.

Je ne dis pas ça pour te montrer à quel point je suis trop balèze, je te dis ça pour te montrer qu’on n’a rien sans rien.

La question la plus importante que tu peux te poser après avoir déterminé ce que tu veux faire de ta vie, c’est :

Est-ce que tu es prêt à payer le prix pour avoir ce que tu veux ?

Tu ne seras pas champion du monde de boxe si tu ne t’entraînes que deux fois par semaine.

Tu ne seras pas une rockstar si tu joues de la gratte un weekend sur deux.

Tu ne seras pas un brillant avocat si tu n’es pas prêt à passer 80 heures par semaine dans tes dossiers.

Tu ne seras pas un(e) excellent(e) père/mère de famille si tu ne vois tes enfants qu’une fois par mois.

Tu ne seras pas riche si tu ne lis pas cet article : comment gagner beaucoup d’argent. Bon, là j’exagère.

L’autre aspect de tout ça, c’est de ne pas trop t’attacher aux résultats.

La prochaine fois, on va parler du lâcher-prise, ça va bombarder ton slibox.

En attendant, je te laisse avec une poignée d’exercices. Bon chanss comme on dit.

 

Exercices

1. Sors ton carnet. Ce devrait être un réflexe maintenant !

2. Reprends tes réponses du #BN3 et ajoutes-y quelques objectifs qui te font envie. Peu importe ce que c’est.

Si tu trouves que c’est cool de gagner 10000€ par mois, n’écoute pas ceux qui te disent que l’argent, c’est le mal. Si tu veux être peintre, n’écoute pas ceux qui te disent que c’est pas un vrai métier et que tu ne gagneras pas ta vie comme ça.

Re-check le #BN2 au besoin. Ta vie, c’est pas celle d’un autre.

3. Réfléchis au prix à payer pour avoir le style de vie qui te convient ou atteindre tes objectifs.

Pour t’y aider, regarde des gens qui ont déjà eu les résultats que tu cherches à atteindre (ou des résultats similaires) et renseigne-toi sur ce que ça leur a coûté.

4. Si le prix est trop élevé pour toi : motive-toi davantage ou change d’objectif, de toute façon, ces derniers sont arbitraires.

5. Si tu ne peux pas abandonner certains objectifs parce que tu aurais l’impression de te trahir toi-même : poursuis-les malgré la difficulté tout en faisant de ton mieux. On parlera de ça dans un prochain #BN.

6. Prends l’habitude d’agir dans le sens de ce qui te semble important dans ta vie. C’est le chemin du bonheur. Il n’y a pas d’arrivée. Juste la mort.

Pour reprendre notre exemple de la perte de tes 50kg : ce qui te rend heureux(se), ce n’est pas de faire 50kg de moins, c’est d’être en train de perdre tes 50kg. Une fois que ton objectif sera atteint, trouves-en un autre. Par exemple être plus musclé(e). Puis un autre. Par exemple devenir prof de fitness. Etc…

Ou suis des objectifs intemporels du genre « vivre sans me presser » ou « rencontrer des gens ». Même principe.

7. Laisse tomber tes attentes, n’attache pas ton bonheur à tes résultats, sinon tu seras accroc à la réussite et ça va te bouffer le cerveau, lâche prise.

Ok, je sais que j’ai abordé au moins cinq fois le lâcher-prise

On va en parler dans à peu près 15 jours, en attendant, abonne-toi à la newsletter juste là-dessous pour être tenu au courant.

Profite à fond. Easylife.

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Lyvia Cairo | Comment « te casser » et créer ton métier sur-mesure

Lyvia Cairo est une fille incroyable. Un jour elle a décidé de quitter son (très bon) boulot de conseil en management qui commençait à la saouler pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Comme ça, paf !

Résultat ?

À présent, elle est écrivaine, blogueuse et elle t’aide à te casser de ton boulot s’il ne te plaît pas, créer ton propre métier sur-mesure et inventer une vie qui te ressemble !

J’aime beaucoup ce qu’elle propose. Et je suis loin d’être le seul vu les milliers de lecteurs qui la suivent sur son blog : jemecasse.fr !

Du coup, aujourd’hui, je suis fier de te présenter l’interview que j’ai fait d’elle sur comment « te casser » à ton tour et créer ton métier sur-mesure.

Si tu ne trouves pas un boulot qui te convient, lis attentivement la suite…

 

Damien Fauché : Lyvia, il y a quelques années, nous avons tous les deux décidé de « nous casser » de nos boulots respectifs pour vivre autre chose. Pourrais-tu définir pour nos lecteurs ce que ça veut dire « se casser » ?

Lyvia Cairo : « Se casser », ça veut dire accepter que la situation dans laquelle on est ne nous convient pas. Accepter que l’on aspire à plus, et tourner le dos à quelque chose qui peut paraître confortable, pour aller vers quelque chose d’extraordinaire !

Se casser, ça veut dire quitter un boulot qui nous plaît moyennement, qui ne nous donne pas envie de se lever le matin, et qui peu à peu, nous fait oublier qui on est vraiment – pour réfléchir à ce que l’on souhaite vraiment, contribuer au monde, et le faire !

C’est prendre des risques, en sachant que l’on va sur un chemin qui nous rendra plus nous-même !

Mais cela ne s’arrête pas au boulot. On peut se casser d’une relation toxique en décidant que l’on vaut mieux que ça. On peut se casser d’une ville dont on a fait le tour pour explorer le monde. Je pourrais écrire un livre dessus, mais la chose à retenir, c’est que se casser n’est pas quelque chose de négatif. C’est au contraire, se tourner vers du positif, pour nous, et pour les autres.

 

Damien Fauché : Qu’est-ce qui t’a donné la force/volonté/courage de vraiment te casser ?

Lyvia Cairo : Je ne sais pas si on peut parler de courage.

On m’a souvent dit « tu as été courageuse », mais ce n’est pas ce qui me vient à l’esprit en premier. Me casser a été plus comme une nécessité. Je ne me sentais pas à ma place. Je me sentais dépérir. J’oubliais qui j’étais. Par moments je me sentais nulle et impuissante.

Ce qui m’a motivée, ça a été la croyance que j’étais capable de mieux, de beaucoup mieux. Que je pouvais vraiment apporter des choses au monde autour de moi. Et qu’il y avait peut-être un environnement dans lequel mes talents s’exprimeraient mieux. Alors je dirais que c’était mi nécessité, mi envie d’explorer un peu plus ce dont j’étais capable.

 

Damien Fauché : Penses-tu que tout le monde, nos lecteurs y compris, peuvent en faire de même ?

Lyvia Cairo : Je pense que chaque personne est en mesure de choisir la vie qu’il veut avoir, surtout dans les pays occidentaux. Je ne vois absolument aucune raison qui empêche quelqu’un de se casser d’un boulot qui ne lui convient pas pour faire autre chose. Vous pouvez venir avec une liste de raisons – que j’appellerais excuses 🙂 – longues comme le bras, je trouverais quelqu’un dans cette situation qui l’a fait.

Après, tout le monde n’a pas les mêmes situations à gérer, ou les mêmes risques. Certaines personnes ont des enfants ou des proches à charge. Ont des maladies, ou des handicaps. Donc cela peut prendre plus de préparation, plus de temps. Mais je crois profondément que tout est possible. Personne n’a encore réussi à me démontrer que ce n’était pas le cas 🙂

 

Damien Fauché : Et selon toi, qu’est-ce qui empêche certaines personnes de passer le cap ?

Lyvia Cairo : Il y a toute une liste de choses ! De ce que j’ai vécu, et de ce que je vois c’est : le fait de ne pas avoir d’idée de quoi faire après. C’est plus facile de se casser si on sait vers quoi on va, à quoi on va se consacrer.

C’est ce que j’aide principalement les gens à faire, trouver l’idée. Une fois cette première impulsion donnée, tout devient plus facile.

Ensuite, il y a toute une série de peurs et de croyances. La peur de l’inconnu, la peur de décevoir, la peur d’échouer.

Moi, j’avais peur d’être devenue complètement excentrique ou même dingue. Ce n’est pas une blague. Par moments je me disais « attends, est-ce que t’es pas carrément à côté de la plaque en voulant faire ça ? Est-ce que c’est ce que tu es sensée faire ? »  Bien sûr que non ce n’était pas ce que j’étais sensée faire. Mais on ne fait pas ce qu’on est sensé faire quand on se casse !

Et puis les croyances peuvent être: « je suis trop jeune, trop vieux/vieille, trop gros(se), pas assez entouré(e), pas assez riche pour y arriver ». « Ce n’est pas pour moi », « ce sont les autres qui font ça ».

Il y a également les réactions des proches, qui projettent souvent leurs propres peurs et croyances sur nous.

Mais surtout, il y a toute notre expérience, notre manière de penser qui est ancrée. Par exemple, j’avais un chemin de vie assez bien tracé après de longues études. C’est ce que l’on attendait de moi. C’est ce que je pensais devoir faire. Sortir du chemin que l’on s’était initialement tracé est difficile.

Il y a également l’argent qui est un frein, et plus on est confortable financièrement dans son boulot, plus il semble difficile de se casser, car on s’habitue au confort, à ce que l’on peut s’offrir, mais aussi à notre statut dans la société.

Se casser est un changement de vie important. Il y a pas mal de choses à gérer ! (mais c’est gérable!)

 

Damien Fauché : Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent se casser ?

Lyvia Cairo : – Écoutez-vous, seulement. N’écoutez pas les personnes qui vous disent « fais attention, c’est un gros risque, mais tu es sûr(e) » et qui projettent leurs peurs sur vous. Et n’écoutez pas non plus les personnes qui vous disent « fonce sans réfléchir ! » – personne d’autre que vous ne connaît votre situation, et votre tolérance au risque, qui peut être plus ou moins forte. Prenez votre temps, ou foncez, mais cela ne doit dépendre que de vous

– Rencontrez le maximum de personnes au moment de vous casser, exposez-vous à des environnements différents. Au début, c’est ce qui m’a beaucoup stimulée

– Prenez conscience des croyances qui vous freinent, et de ce qui vous fait peur et notez-les. Décidez que vous les mettez de côté

– Rappelez-vous que la vie, c’est ce que l’on vit chaque jour. Pas dans 1 mois, pas dans 5 ans, aujourd’hui. Ainsi choisissez de vivre

Et pour finir :

– Tout est possible. Pour vous, pas que pour les autres. J’y crois fort. Et si vous y croyez aussi, vous verrez que de nombreuses portes s’ouvriront.

 

Damien Fauché : Tu as aussi créé une formation, Des idées à tout casser, pour aider celles et ceux qui veulent se lancer dans un changement de vie radical. En quoi consiste-t-elle ?

Lyvia Cairo : Ce programme, c’est celui que j’aurais aimé avoir au moment de quitter ma boîte. J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir, à douter, à ne pas pouvoir dormir, et à me rendre presque malade parce que je n’étais pas à ma place. Je veux minimiser cela autour de moi !

Ainsi, ce programme a pour objectif de vous aider à trouver une idée d’activité qui vous ressemble, qui est en ligne avec qui vous êtes vraiment ET que vous pouvez monétiser. Parce que c’est bien beau de trouver un truc qui nous fait kiffer, si ça ne nous fait pas manger, c’est moins drôle !

C’est un programme de groupe, que j’ai conçu pour être très ludique et créatif. La dynamique du groupe est géniale, et non seulement vous trouverez un projet vers lequel aller, mais vous rencontrerez de belles personnes. Tout se passe en ligne, donc il n’y a pas de contrainte de géographie.

J’aime énormément ce programme. Il est facile pour moi d’en parler, car j’y ai mis tout mon cœur, tout ce que j’ai appris, et toute mon énergie. J’aimerais que chacun puisse le faire ! (c’est pour ça qu’il est plutôt abordable)

 

Damien Fauché : Concrètement, si quelqu’un en train de lire cette interview veut suivre ta formation, qu’est-ce que ça peut lui apporter ?

Lyvia Cairo : De la clarté, sur ce qui est important pour cette personne, mais aussi sur ses talents et ses valeurs. Des pistes pour débloquer sa créativité, et avoir des idées de manière plus spontanée. Du concret aussi, car on parle argent, et comment en gagner. Pour de nombreuses personnes, la communauté et le fait d’être entouré(e) par des personnes sur la même longueur d’ondes a été un gros boost. Elles se sont senties moins isolées. Sincèrement, il est top !

 

Damien Fauché : Quels sont tes projets pour la suite ?

Lyvia Cairo : Ohlala, j’en ai tellement. Je me concentre sur ce programme en ce moment, et je chouchoute mes participants. Mais sinon je réfléchis à en créer un pour les personnes qui sont plus avancées dans leur idée. Je travaille sur un roman également. J’espère en avoir une première version en septembre (je croise les doigts). On travaille également à la traduction du site en anglais. Et j’ai deux ou trois autres idées d’entreprises sous le coude, mais qui sont encore à l’état d’idée.

Damien Fauché : Merci Lyvia pour avoir partagé tout ça avec nous.

★★★★★

Le programme de Lyvia, Des idées à tout casser, est ouvert pour une période limitée :

Il ferme ses portes le 8 Juillet 2015. C’est dans à peine une grosse semaine !

Clique ici pour découvrir « Des idées à tout casser » plus en détail.

Et si tu passes par ce lien, tu me soutiens aussi pour t’avoir dégoté cette formation qui déchire. Et ça, c’est vraiment cool !

Perso, je pense que c’est le genre de programme qui peut te donner l’impulsion nécessaire pour changer radicalement ton quotidien. C’est pour ça que j’ai choisi de t’en parler ici.

J’espère que ça va te plaire.

Et en bonus, la vidéo-témoignage de celles qui ont déjà suivi le programme :

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Voir :Tous les articlesLe dernier article :
pleindetrucs.fr, Damien Fauché en train d'écrire le #BN3

#BN3. Ce que tu devrais faire de ta vie… (et arrêter de croire des débilités)

« Quel est le sens de ma vie ? »

La grosse question que tout le monde se pose.

Comme si lorsque l’on venait au monde, on avait un objectif de vie qui nous transcende, et que c’était notre responsabilité de trouver de quoi il s’agit.

C’est la bonne blague que nous fait notre cerveau pour nous placer au centre de l’univers.

Voilà la vérité :

  • Tu es vivant pour une période délimitée
  • Tu ne sais pas combien de temps
  • Pendant ce temps-là, tu fais un certain nombre de choses
  • Il y a des choses qui te semblent importantes
  • D’autres non

Les choses qui te semblent importantes, quelles qu’elles soient, ce sont elles qui donnent du sens à ta vie. Que ce soit ta famille, ton couple, ton travail, ta passion, ton bilboquet plaqué or ou ton labrador albinos…

Le sens de ta vie, c’est toi qui le crée. Complètement. Et même si ça te fait mal à l’égo, tu n’as pas de mission supérieure à laquelle dédicacer ton existence.

C’est toi qui ajoute de la signification à ton existence en définissant ce qui est important à tes yeux.

Alors, au lieu de te casser la tête à découvrir le « sens de ta vie » ou autre non-sens égocentrique, tu peux plutôt te poser cette question :

« Qu’est-ce que je peux faire de mon temps de vie qui me semble important ? »

Dans cet article, je vais te proposer quelques questions différentes des niaiseries habituelles du genre : Qui es-tu vraiment ? Quelle est ta vision du monde ? Que te dit ton cœur au plus profond de toi-même ? et autres ersatz de questions existentielles insipides.

Ça va être pas mal divergent de ce que tu peux trouver sur certains sites.

Parce que franchement… il y a un paquet de niaiseries qui pullulent sur le web.

Bon, il y a quand même des blogs super comme celui d’Hervé, de Lyvia,  de Christopher et des tas d’autres.

Bref, si tu te demandes ce que c’est que le sens de ta vie et que tu te masturbes intellectuellement sur le sujet h24, ça n’a à peu près aucun intérêt. Sauf si tu es masochiste.

L’objectif de cet article, c’est de te faire réfléchir à ce qui est important pour toi et ce qui peut apporter davantage de sens à ta vie. Pas le sens de ta vie… n’importe quoi.

Je vais donc te poser quelques questions, parfois un peu farfelues, qui vont te secouer les méninges. Ce sont des questions que j’ai piquées à Mark Manson – d’ailleurs si vous lisez l’anglais, je vous invite vraiment à lire ce mec ! – parce que je les trouve super pertinentes. Bien sûr, elles sont complètement adaptées à ma sauce.

Histoire de te faire réaliser dans quoi tu veux investir ton temps avant de mourir.

 

1. Qu’est-ce qui te fait oublier de manger, d’aller aux chiottes et de dormir ?

Tu connais cette situation où tu commences un truc en fin d’après-midi, d’abord quelques minutes puis ces minutes se transforment en heures et enfin tu réalises : « Arf ! J’ai oublié de manger et il est 4h du matin ! »

Qu’est-ce que tu es en train de faire à ces moments-là ?

Qu’est-ce qui t’absorbe tellement que tu en oublies tes besoins primaires ?

Pour moi par exemple : écrire. Parmi un tas d’autres trucs…

À l’instant même où je pose ces quelques mots, ça fait au moins 1h 4h [édit de fin d’article] que j’aurais dû aller manger…

Écrire, ça me fait rester debout toute la nuit ou ça me fait me lever à 5h du matin. Ça me fait oublier de me nourrir et de trouver un endroit où dormir. Je voyage (soit dit au cas-où).

Le truc, c’est que j’adore écrire, communiquer des idées. J’aime le rythme des mots. Le nombre de leurs syllabes. Leurs consonances. Leur sens.

J’aime imbriquer les sons et en faire des bouquets. J’aime créer un parfum, une couleur pour mes idées. J’y passe des heures, je me régale.

Le temps file quand j’écris, j’adore ça, j’ai envie d’y passer du temps.

Peut-être que pour toi c’est autre chose. Dessiner, aller à la pêche, chanter, faire des pronostics, aider les gens, draguer, jouer au curling, résoudre des problèmes, parler en public, etc…

Une fois que tu as identifié ce qui te fait rester debout toute la nuit, identifie les principes sous-jacents à cette activité.

Écrire, en soi, c’est pas ça qui me plaît : c’est le fait de communiquer, de pouvoir peindre des images avec mes mots, de pouvoir inspirer des gens.

Trouve l’essence de ce qui te plaît et détermine dans quel contexte tu peux l’utiliser.

 

2. Qu’est-ce que tu adorais faire quand tu étais tout(e) gosse ou en début d’adolescence ?

C’est super intéressant d’analyser ce que tu aimais faire gamin(e) et que tu as arrêté de faire parce que papa et maman, la maîtresse ou ton pote Migraoul t’ont dit que c’était naze ou que ça n’avait pas d’avenir.

La dernière fois, à l’aéroport d’Essaouira au Maroc, j’ai surpris une conversation d’un petit garçon qui disait à sa maman que plus tard, il serait « capitaine d’avion ». Elle lui a répondu : « Déjà, on dit pilote d’avion et ensuite c’est pas un métier que tu peux faire. »

Bim ! Dans sa tronche ! Comme ça ! Bravo la maman !

Bon… premièrement, pour ceux qui en ont eu, on essaye de mettre ce genre de traumatisme violent de côté – ok, c’est pas facile – ensuite, je t’invite à faire une petite rétrospective sur les choses qui te plaisaient enfant.

À l’époque, tu n’en avais probablement rien à cirer d’être payé pour tes dessins ou pour construire des châteaux de sable et tu le faisais quand même.

Ensuite on t’a dit qu’il fallait que tu trouves un vrai métier parce que c’est comme ça que (presque) tout le monde pense !

Aujourd’hui, je te propose de laisser parler ton enfant intérieur.

« Dans ton fort intérieur, y’a un enfant qui pleure! Toi tu t’sens plus, lui il s’sent mal ! Tu l’as séquestré, bâillonné, ligoté ! »
Stupeflip vite !!! Stupeflip 2011. Check ça nuggets !

Et voilà un autre exemple perso pour te donner une idée.

Quand j’étais gosse, j’adorais les jeux vidéo. Au collège, avec mon frère, on commençait parfois à jouer le soir, vers 22h, puis on faisait semblant d’aller dormir et on se relevait pour jouer jusqu’au petit matin avant d’aller en cours. Geek time mutafukah !

Note : Le bon côté, c’est qu’on parlait tous les deux couramment anglais à 14 ans.

Dix ans plus tard, je commençais à bosser dans une boîte de jeux vidéo.

Ce qui me fascinait en fait, ce n’était pas tellement les jeux vidéo en eux-mêmes : c’était leur histoire et leur monde. La possibilité d’appréhender une réalité différente. De comprendre un univers. De l’explorer.

Aujourd’hui, j’ai laissé tomber les graphismes et la fantaisie et je développe la même passion pour le monde qui m’entoure, je me régale à l’explorer et le ressentir.

J’ai retrouvé cette même passion qui m’animait gamin et je l’ai intégrée à ma manière de vivre. Ça fait du bien.

Dans ton cas, peut-être que ce sont d’autres choses qui te motivent. Et quoi que ce soit, te reconnecter à ces trucs, ça peut révolutionner le temps qui te reste à vivre.

 

3. Si tu devais mourir dans un an, tu ferais quoi de tes journées ? Quelle empreinte tu veux laisser dans le monde ?

Si tu n’y as jamais pensé avant, ça va te faire chauffer le ciboulot.

Je sais que la plupart d’entre nous n’aiment pas penser à la mort, ça les fait flipper sévère.

Lyvia en parle très bien ici.

Mais éventuellement, à un moment, ça va arriver !

Et penser à ta mort peut avoir quelques avantages considérables : le plus conséquent d’entre eux est que ça te permet de faire la distinction entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas.

Si tu devais mourir l’an prochain, est-ce que monter ton guerrier orc niveau 95 serait une priorité ? Est-ce qu’avoir le dernier écran plat serait si important ? Est-ce que tu te morfondrais jusqu’à la fin parce que Cinégula/Fridipotron – Oh bon sang ! Je me lâche sur les prénoms là ! – t’a mis un râteau ?

Prends bien le temps de te poser la question.

Une fois que tu auras la réponse, ça devrait te donner une bonne piste pour ce que tu pourrais faire de ta vie.

Pas d’excuses.

Quel genre de personne tu veux être ? Comment tu veux qu’on se rappelle de toi ?

Le monde va continuer de tourner quand tu ne seras plus là – a priori – qu’est-ce que tu peux faire pour le laisser dans un meilleur état que quand tu es arrivé ? Comment tu peux aider d’autres personnes à être heureuses ? On reparlera de ça dans un autre #BN aussi.

Et si tu veux vivre pour impressionner les autres, tu te plantes encore de chemin.

 

Exercice(s)

1. Réponds à toutes les questions de cet article.

2. …bin c’est tout !

 

Quand les gens se sentent perdus dans leur vie et qu’ils n’en comprennent pas le sens, c’est sans doute parce qu’ils ne savent pas ce qui est important pour eux.

Quand tu ne sais pas ce qui est important pour toi, tu te raccroches à ce qui est important pour les autres, ou pire, directement aux autres.

Tu ne vis plus pour toi, mais pour quelqu’un d’autre, ou pour le rêve d’un autre.

« Oh mon amour, ma vie n’a plus de sens sans toi. »
Un gros débile qui confond amour et dépendance

Ta vie, c’est ton histoire.

C’est toi qui a la plume.

Autant en faire quelque chose de beau.

Mais c’est pas forcément facile…

La prochaine fois on va parler du prix à payer.

Ça va pleurer dans les chaumières.

 

Photo : Wam en train d’écrire cet article en Bolivie, posé, tranquille, pépère.

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Damien Fauché, pleindetrucs.fr

Comment vivre comme un riche sans gagner beaucoup d’argent

Édit Septembre 2020 : L’article a été écrit en Juin 2015, et ma situation a pas mal changé depuis, mais les principes restent toujours aussi pertinents !

Vivre comme un riche, qu’est-ce que ça veut dire ?

Pour moi, ça veut dire faire ce qu’on a envie sans se priver.

Pas posséder un tas de choses.

Ni se payer un jet privé pour aller faire ses courses à Inter.

Certains de mes amis pensent que je gagne à bloc d’argent.

C’est faux.

C’est juste que je dépense mon argent d’une manière un tantinet différente.

Ça me permet de voyager à plein temps – là je t’écris ce billet depuis une chambre d’hôtel en Bolivie – d’aller au restaurant au minimum 6 fois par semaine, de me payer des trips en 4×4 dans le désert ou de sauter en parachute au-dessus des volcans. Tout ça pour moins de 500€ par mois. Tout ce que je gagne en plus, je le mets de côté. Pour acheter un deuxième appart.

Et pour ceux qui pensent que c’est parce que je vis dans des pays où le coût de la vie est bas, que nenni ! C’était la même chose en France.

Évidemment, pour vivre comme ça, ça demande quelques légères modifications de perception.

Voici une série de 7 réalisations qui vont te faire sortir de ton slip. Ok, ça veut rien dire.

1. Les biens matériels te défoncent ton budget

Pour le prix d’un iPhone tu peux te nourrir complètement pendant 4 mois en France ou te payer un aller-retour pour la Bolivie, le Cambodge ou les USA.

Pour le prix de ton petit parka en daim, tu peux aller dix fois au restau en France ou te nourrir six mois en Thaïlande.

Pour le prix de ta voiture, tu peux gagner 10m2 de surface habitable chez toi ou vivre à l’aise pendant un an aux Philippines.

D’ailleurs…

2. Débarrasse-toi de ta voiture

Ça coûte cher. L’assurance coûte cher. L’essence et le diesel coûtent cher. Ça pollue. C’est bruyant. Ça tue des tas de gens.

Prends les transports en commun. Habite à proximité de tes obligations et de celles de tes enfants (travail, club de poney, tout ça…). Marche. Fait du vélo.

Et si tu as vraiment besoin d’une voiture, loue-là ou fais du covoiturage.

À part montrer que tu en as une grosse (de voiture), l’intérêt pratique est assez limité – sauf si tu es taxi – et c’est un vrai gouffre à argent.

3. Explose ta télévision

La télé, c’est un outil qui te donne envie d’acheter.

Tous les contenus, les super séries américaines, les matches de foot, les émissions intellectuelles, les jeux rigolos, les informations, tout est fait pour attirer ton attention et te vendre de la publicité quand ton cerveau est le plus réceptif.

La télé, ça te fait sentir moche, ça te met en connexion directe avec les pires évènements du monde, ça te fait sentir supérieur(e) en te montrant des débiles faire des débilités.

La télé, le câble, ça te bouffe ton argent et ça te donne encore plus envie d’en dépenser.

Achète donc cette voiture, c’est ça le bonheur ! Achète ce shampooing, tu auras l’air d’un top model ! Achète ! Achèèèèèèète !

4. Mange mieux

Respecte ton corps. Te gaver de viande, de coca et de nutella, c’est pas la meilleure stratégie nutritive… ni financière.

Et c’est pas parce qu’un aliment n’est pas over saturé en gras et en sucre qu’il n’est pas bon.

5. Arrête de dépenser des fortunes dans des addictions

Aussi incroyable que ça puisse paraître, tu n’es pas obligé de fumer, tu n’es pas obligé de boire une bière à 5€ tous les soirs, tu n’es pas obligé d’aller en boîte tous les weekends. Whaaat ?

Quoi ? C’est pour rencontrer des gens ?

Il y a des tas d’autres endroits pour rencontrer des gens. Par exemple dans la rue. Ou dans un cours de tango.

C’est plus économique, tu peux faire des rencontres plus intéressantes et ça abîme moins ta santé.

Mais si ton seul rayon de soleil de la semaine c’est d’aller au bar, alors continue… Si tu ne sais pas quoi faire d’autre, lis ça immédiatement : #BN3 – Ok, pas immédiatement puisque l’article sortira la semaine prochaine, chè !

Si tu as une vraie vie à côté. Appuie sur le frein.

Tu verras, même si c’est dur à digérer, tout comme la télé, tu peux t’en passer.

6. Ne chipote pas pour des centimes

Les centimes on s’en fout.

C’est pas parce que tu achètes les pâtes premier prix que tu vas faire des économies.

Regarde plutôt tes grosses dépenses : voiture, abonnements divers et variés, prêts à la consommation, etc…

Dépenser moins, ça ne veut pas dire être radin.

7. Les objets ne vont pas te rendre heureux(se)

Même si tu crois que ta vie sera meilleure avec ce joli écran plat ou cette superbe motocyclette, il y a peu de chance que ce soit le cas.

La vie, c’est fait pour vivre, pas pour accumuler des choses.

Tous ces objets qui s’entassent, c’est du bruit dans ta vie, ce sont des choses que tu as peur de perdre, de casser. Ça prend de la place et ça te prive d’une part de liberté.

Tu n’as pas besoin de tout ça.

Ou peut-être que tu en as besoin…

Perso j’en sais rien, je te connais pas vraiment.

Ce qui est sûr, c’est qu’on peut vivre différemment.

Moins dépendre de ce que l’on possède pour exister.

Ça me semble plus sain.

Mais c’est juste une idée.

Elle peut faire son chemin dans ta tête.

Ou tu peux oublier ça rapido devant l’île de la tentation.

Vivre comme un riche, peut-être que ça veut dire être libre de tes possessions, ne plus avoir peur de les perdre, ne plus chercher à les amonceler.

Et si tu veux laisser la grande roue de la société tourner et faire un petit pas sur le côté, tu peux lire ça : #PC1.

Sinon, ferme cet onglet, secoue nonchalamment la tête puis va faire un peu de shopping et surtout, surtout, n’ouvre jamais les yeux.